Troisième tome d’une série de livres dédiés aux techniques de l’estampe, ce livre s’intéresse aux techniques de gravure en creux, taille indirecte:
La gravure indirecte se caractérise par l’utilisation de produits qui vont graver le dessin en attaquant la plaque de métal avec ce qu’on appelle un « mordant », c’est-à-dire un acide. Les parties protégées par un vernis restent intactes, les autres se creusent et créent les sillons.
Éditions Eyrolles
Vous y trouverez donc d’une part ma participation à l’éditions KASBA « machine à rêver », techniques: eau-forte et aquatinte.
Mes pérégrinations lithographiques m’ont mené à tenter la quadrichromie (impression en quatre couleurs)… Et pour ce faire, quoi de mieux comme sujet que mon jardin (encore lui, ça devient une obsession 😊)
La quadrichromie
La quadrichromie, c’est l’impression en quatre couleurs. On utilise classiquement les trois couleurs primaires de l’impression (bleu cyan, rouge magenta, et jaune primaire) plus du noir. C’est le fameux profil colorimétrique CMJN. Journaux, magazines, livres illustrés, photocopies couleurs (etc) sont en majorité imprimés avec ces quartes couleurs, ce sont aussi les quatre cartouches que l’on trouve généralement dans les imprimantes basiques.
Mais l’intérêt de la lithographie en couleur c’est aussi de pouvoir jouer sur les nuances. Je n’ai donc pas tout à fait utilisé les trois couleurs primaires, et ai remplacé le noir par du bleu foncé…
un petit tour au jardin
Peut-être vous souvenez-vous, en février 2022 j’avais réalisé quelques petits croquis de mon jardin… un en particulier a retenu mon attention, la vue d’un conifère caché derrière un peu de végétation, j’ai décidé de l’adapter en lithographie.
(Lithographie qui a d’ailleurs été choisie pour pour la couverture de la revue « Actuel, l’estampe contemporaine » nº32 😊
La lithographie est une technique d’impression d’un dessin réalisé sur une pierre. Souvent la lithographie est réalisée en noir et blanc, il n’y a donc là qu’un seul passage du papier dans la presse, avec le noir.
Par contre, quand on imprime en couleur, le papier passera autant de fois sous presse qu’il y a de couleur. Dans le cas d’une quadrichromie le papier passera donc quatre fois.
Comme dans toutes les techniques d’impression, l’ordre des couleurs à son importance, dans mon cas j’ai décidé de commencer par le jaune:
Le repérage à l’aiguille
Comme on passe quatre fois le papier sous presse, une fois par couleur, il faut que celui-ci soit à chaque fois exactement à la même place.
Pour ce faire j’utilise la technique du repérage à l’aiguille.
Après ce deuxième passage, on a donc du blanc, du jaune, du bleu clair, mais aussi du vert (le mélange entre la couche jaune et la bleue):
(faites glisser les deux flèches au milieu de l’image à gauche ou à droite pour voir l’image complète)
Troisième passage, le bleu foncé
Cette couche foncée va surtout permettre d’amener du contraste dans l’image.
Dernière couche, le rouge
Et voici la touche finale 😉
Et je me suis encore fendu, pour l’occasion, d’une petite vidéo 😊
Deux modes d’expression différents
Si l’on compare l’image peinte et sa sœur lithographique, elles sont au final assez différentes. Mais mon idée n’était pas de refaire en lithographie ce que j’avais fait en peinture, mais plutôt de l’adapter en tenant compte des spécificités de la lithographie…
Prochaine étape, une quadrichromie sur bois ou sur métal 😁
Après des mois d’âpres cogitations et de dur labeur, les membres de l’atelier KASBA ont le plaisir de vous faire découvrir leur dernière édition TerritOire, lors d’une exposition à l’atelier du 12 au 20 novembre.
Chaque année les membres de l’atelier KASBA, aidés d’artistes invités, mobilisent leurs talents autour de la création d’une édition. Cette année c’est autour du thème TerritOire qu’ils ont, aidés de Sylvain Bureau et Thierry Lenoir , redoublé d’efforts et d’imagination pour vous proposer une carte on ne peut plus inventive!
Après « Regard froissée », voici mon deuxième petit leporello de la série « À yeux clos ». Le fil conducteur du projet reste des interrogations autour de la notion de regard (dans l’œuvre, mais aussi lors de la création, en travaillant notamment par moment à l’aveugle) et de paysage. Ici, le point de départ est le « Regard perdu ».
Comme pour le livre regard froissé, la technique utilisée pour les images est la lithographie (technique d’impression d’un dessin réalisé sur une pierre calcaire).
Et pour le texte, j’ai ressorti les vieux caractères en plomb de l’atelier:
Comme chaque année, l’atelier KASBA vous propose son Kasbarché de Noël, Des gravures et Lithographies originales pour tous les budgets, le tout dans une ambiance conviviale 😉
Méfiez- vous des aubergistes, résistez à la tentation ! Voilà ce à quoi on vous met en garde dans cette légende datant de 1090 née sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
Basée sur la version de Santo Domingo de la Calzava ramenée dans ses valises par un Jean-Pierre Lipit baroudeur et habilement revisitée par Anne Versailles, cette édition KASBA reprend les gravures de:
Et nous sommes heureux de vous la faire découvrir, ainsi que d’autres gravures des artistes participants, lors de cette exposition qui se tiendra du 04 au 19 septembre aux Écuries de la Maison Haute à Watermael-Boitsfort.
Écuries de la Maison Haute place Antoine Gilson 3 1170 Watermael-Boitsfort
Je serai présent les jeudis 9 et 16 septembre, de 17h à 20h 😉
Exposition visible du 04 au 19 septembre:
JE & VE: 17h > 20h ME & SA: 13h > 18h DI: 10h > 16h
Vous pourrez notamment y découvrir mon dernier petit livre accordéon « à l’ombre de mon arbre »
Toujours dans la série « à yeux clos » (paysages réalisés en partie les yeux fermés), voici deux nouvelles lithographies en grand format (enfin, 40x60cm, ce qui pour moi représente un grand format ;-)).
En même temps que je confectionnais mon premier petit leporello de la série (et petit est le mot, 8x8cm), je me suis attaqué à deux grandes pierres (mon dos s’en souvient encore) pour réaliser deux nouvelles lithographies monumentales (40x60cm, notez l’exploit).
Cliquez sur une image pour ouvrir le diaporama
Si une partie plus au moins grande du dessin sur la pierre est réalisée à l’aveugle (d’où le titre « à yeux clos »), les réserves de blanc (étape préalable au dessin, qui va venir bâtir l’image) sont réalisées à yeux grands ouverts.
Dans le cas de la première lithographie, la plus foncée, je me suis inspiré, pour placer les blancs, d’une gravure du peintre et graveur Hercules Seghers:
Dans le cas de la seconde lithographie par contre, je me suis inspiré du résultat d’un petit exercice de dessin d’observation réalisé quelques semaines plus tôt:
Première étape, le modèle – réalisation d’un petit paysage de papier
Deuxième étape, le dessin d’observation au crayon
Troisième étape le dessin sur la pierre
Et dernière étape, l’impression
Comparaison: Dessin / lithographie
(faites glisser les petites flèches de gauche à droite pour comparer)