La cabane du Loup

Se promenant dans la forêt, les braves animaux ne savent pas que se cache, derrière ces arbres denses, la cabane de la famille Loup.

Atelier proposé à des enfants entre 6 et 8 ans.

S’inspirant d’un atelier riso animé conjointement avec la bibliothèque de Boitsfort (qui a aussi inspiré le livre auto-éditié promenons-nous), et après avoir réalisé, avec mes élèves de l’École des Beaux-Arts de Wavre, une série de petits loups en vacances, nous avons continué sur le thème du loup en créant des petits « livres-cabanes ».

Chaque élève a reçu une feuille pliée en deux. Je leur ai demandé d’y dessiner, des deux côtés, une forêt en bichromie (ce qui veut dire qu’ils ont dû choisir deux couleurs pour faire tous les arbres):

Ils pouvaient aussi y ajouter les animaux de leur choix:

Ensuite, il a fallut les plier et les découper (vous retrouvez les instructions de pliage dans l’article « promenons-nous« ) afin de créer le petit livre-cabane.

À l’extérieure la forêt, et à l’intérieur…

La cabane tout confort du loup 😉

Et maintenant les loups, revenus de leurs voyages, peuvent paisiblement recouvrer leurs pénates et savourer un repos bien mérité 🙂

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Encyclopédies des îles imaginaires

Partant d’une part d’une réflexion sur la notion d’utopie, et d’autre part du très beau livre « Le Pays Incroyable » de Norman Messenger, nous avons créé, avec les enfants, une série d’atlas vous invitant à un voyage des plus singulier.

Atelier réalisé en 2017 avec des enfants entre 6 et 12 ans.

1- Le Pays Incroyable

« Le jour où j’ai découvert l’île Incroyable, j’étais en mer, à caboter tranquillement sur mon bateau, quand m’apparut soudain une terre spectaculaire que je n’avais jamais vue auparavant. Surpris et fasciné, j’éprouvai l’irrésistible besoin de m’en approcher pour en savoir plus.

À peine avais-je posé le pied sur l’île que je tombai immédiatement sous son charme. Aucun endroit au monde ne ressemblait à celui-ci. Les arbres, les plantes, les créatures et les gens étranges qui la peuplaient défiaient l’entendement. Il fallait sans délai que j’explore et étudie cet endroit incroyable et que j’en consigne les particularités. »

Ainsi commence l’étonnant carnet de voyage imaginaire appelé « le pays incroyable », écrit et illustré par Norman Messenger et édité en français aux éditions Seuil jeunesse (2012). Composé de doubles pages à rabats construites comme les planches naturalistes des voyageurs des siècles passés, Norman Messenrger nous y décrit, avec force détails, les richesses du pays Incroyable (île dotée de jambes et donc capable de se mouvoir seule dans l’océan).

On y découvre entre autre son habitat : des maisons toutes différentes et colorées faites de briques et de bois fournis par l’Arbre-Brique et l’Arbre-Étourdi:

Sa flore et de sa faune, avec l’Arbre-à-Pâtes, l’Arbre-Chocolat, la Fine-Anguille-Frustrée ou le Poisson-à-Grosse-Bouche:

L’on y rencontre un extraordinaire verger-potager, aux légumes spectaculaires et succulents (d’après l’auteur), l’étonnante Vache-Double-Crème ou l’Arbre-à-Voiles, idéal pour filer le long des côtes:

Et l’on y parcourt aussi les lieux remarquables, comme La Montagne-de-Livres, les Montagnes-Noires-qui-font-peur:

source: ricohet

2- Quelques recherches

Il a fallu tout d’abord décider de qui faisait quoi. Par groupe de deux ou seuls les enfants on dû choisir le thème de la planche qu’ils allaient illustrer, soit en s’inspirant de thèmes pris dans le livre (le village, le pré fleuri, le lac magique etc.) ou alors en inventant leur propre thème (le zoo, le château fort des ours, le jardin d’horreur des princesses, etc.).

Ensuite, en utilisant la technique du collage, ils ont commencé leurs premières recherches:

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3- Les encyclopédies:

Et enfin, en s’inspirant des collages, les enfants se sont attelés à la réalisation des planches finales.

Chaque groupe a, au bout de compte, conçu sa petite encyclopédie d’une île imaginaire, dont chaque enfant a reçu son exemplaire.

Voici les résultats finaux;

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L’heure bleue

Heure bleue, ou crépuscule, ou encore twilight en anglais, a fasciné le courant artistique des préraphaélites en Angleterre, et a été un bon moyen pour moi d’aborder la notion de nuances avec les enfants.

Voici un petit travail réalisé avec mes élèves entre 6 et 8 ans. Tournant autour des nuances de bleu, il a été fait en lien avec le travail des préraphaélites  et leur fascination pour le crépuscule, ce moment de la journée où le soleil vient de se coucher mais sans qu’il ne fasse encore nuit, le monde alentour est alors submergé d’une lumière bleue (comme une porte d’entrée dans le rêve), d’où l’appellation « heure bleue » en français, et « Twilight » en anglais.

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Technique :

Gouache, collage

Consignes :

J’ai demandé aux élèves de peindre à la gouache 4 feuilles de papier (en travaillant sur les nuances de bleu sur la matière), une grande et trois petites. La grande feuille servant de fond, les trois autres de « papier coloré » dans lesquels venir découper les différents éléments qui constitueront l’image.

Voici quelques résultats réalisés par mes élèves:

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Fanzine

Voici le compte rendu d’un atelier BD que j’ai réalisé avec mes élèves en 2016. Attention, apprêtez-vous à faire les rencontres de Jean-Claude Banana (le fameux tueur en série), de Pauline Watson (l’agent secret qu’on ne présente plus), ou encore de Raymonde, l’effroyable tueuse à gage…

Pour créer une continuité entre les différentes planches des enfants, sans devoir créer pour autant un récit collectif, nous nous sommes inspirés du même procédé cyclique que Winsor Mc Cay (1869-1934) utilise dans sa BD culte « Little Nemo in Slumberland:

Pour celles et ceux qui ne verraient pas, chaque planche commence toujours par Little Némo dans son lit à l’heure du coucher , et finit par son réveil abrupt en dernière case.

Et comme il est important dans une BD d’avoir du mouvement, des personnages qui ne sont pas trop statiques, nous sommes aussi partis du travail d’étude du mouvement d’Eadweard Muybridge .

Pour commencer, chaque groupe a dû choisir un personnage, lui trouver un nom et un métier.

On a eu par exemple:

Pauline Watson, l’ingénieuse agent secret.

Jean-Claude Banana, redoutable tueur en série recherché par toute les polices du monde entier.

La terrible Raymonde. Pourquoi « terrible »? Car sous ses faux-airs de petite mamie gâteau se cache en réalité une tueuse à gage (et non à gaz, comme l’avait compris Martin).

Et nous terminons par le fier explorateur Jonathan Frankenstein.

Après avoir dessiné une première fois leurs héros, et en s’inspirant du travail de Muybridge (voir plus haut), je leur ai demandé de mettre ces personnages en mouvement:

Après avoir choisi en groupe un personnage, son nom, son « métier », et la situation dans laquelle il était empêtré, et après avoir aussi fait des recherches sur le mouvement, chaque enfant a enfin pu créer sa propre planche.

Voici quelques résultats (vous constaterez aussi que pour égayer la lecture nous avons agrémenté le fanzine de quelques jeux et publicités 😉 ):

1- Raymonde, tueuse à gage

Une nouvelle mission pour Raymonde! La voici qui part à la recherche de sa future victime.

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2- Jean-Claude Banana, tueur en série

Arpentant un étrange bâtiment, Jean-Claude va de porte en porte, traversant des pièces et faisant des rencontres on ne peu plus étranges, afin de trouver la sortie ou, une nouvelle victime.

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3- Pauline Watson, l’ingénieuse agent secret.

Prisonnière des ennemis de la nation, Pauline essaie de s’échapper d’une prison hautement surveillée.

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4- Jonathan Frankenstein, le fier explorateur

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Agatha Dekonijn, inventrice

Agatha Dekonijn est une inventrice belge, née en 1911 dans le banlieue de Gand. Nous avons travaillé à partir d’une de ses inventions, voici son histoire (les créations des enfants se trouvant après).

Enfance d’une fille prodige

Fille aînée d’une famille de quatre filles on la retrouve ici en bas (tout à droite) avec ses trois sœurs (déguisées pour le carnaval en lapin, konijn voulant dire lapin en néerlandais) et leur père August Dekonijn.

La première invention

C’est épaulée de sa sœur Élisabeth, qu’Agatha s’est très rapidement intéressée à chercher les inventions qui pourraient faciliter la vie de tous et toutes.

On les retrouve ci-dessous dans la cuisine d’Élisabeth en train de mettre au point la première invention qu’elles commercialiseront:

La friteuse à frites rondes qui ne connut malheureusement pas, sans doute à cause de son volume encombrant, le succès escompté.

Une longue traversée du désert

Mais ne se décourageant pas devant cet échec, Agatha et Élisabeth ne cessèrent de chercher et d’innover.

Par exemple, ci-dessus, le cartable estival, autre flop malheureux (les deux sœurs n’ayant pas pensé qu’il n’y avait pas école en été, et que de toute façon il pleut tellement souvent en Belgique, même en été, qu’on n’était jamais à l’abri de mouiller ses livres scolaires).

Autre invention, les couteaux musicaux, permettant au milieu du repas de pousser la chansonnette.

N’oublions pas non plus la robe spectacle, une robe électrique (innovante pour l’époque) permettant d’offrir à ses convives un spectacle son et lumière inoubliable.

Les débuts d’un succès tant attendu

C’est avec leur invention visionnaire, le lance bibelots, que les deux sœurs commencèrent à connaître les joies du succès.

L’invention qui changea leur vie

Et puis c’est surtout une autre innovation qui projeta les deux sœurs Dekonijn au devant de la scène.

C’est en effet dans les année 70 qu’elles eurent l’idée géniale d’inventer un objet que, trop heureux de trouver enfin une utilité à leurs enfants, des parents par millions s’arrachèrent à travers le monde:

Le chapeau Balai !

Un œil toujours tourné vers le ciel

Une des grandes passions d’Agatha, et ce depuis sa prime enfance, était l’aviation. Elle ne put donc, en bonne inventrice, s’empêcher d’essayer de créer sa propre machine volante.

Vous avez ci-dessous sa première expérience, un avion en bois construit pour son neveu. 

La machine, trop lourde, ne vola malheureusement pas plus de trois minutes, envoyant le pauvre neveu non pas dans les airs, mais bien à l’hôpital pour trois mois.

Ne se décourageant pas, Agatha imagina aussi une autre machine volante, mais dont nous n’avons malheureusement gardé aucune image (seulement quelques descriptions d’un journaliste dans une revue de l’époque).

On a donc fait une « dictée » en dessin. J’ai décrit la machine, les enfants la dessinant au fur et à mesure.

Voici quelques résultats :

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Et puis leurs reproductions en 3D:

(Vous l’aurez remarqué, certaines bêtes étranges échappées de l’île du Dr Von Binghen se sont mêlées aux machines volantes, mais ça c’est une autre histoire).

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Oh la gourmande!

Gilbertine adore manger! Et elle mange tout et n’importe quoi! Sois sage comme une image avec elle, sinon…

Elle te mangera!

Regarde la vidéo, et puis suis les indications ci dessous:

1. Découpe et plie la feuille comme pour la bêbête (clique ici pour voir comment faire)

2. Ajoute la bouche

Dessine (ou découpe dans du papier coloré et colle) la lèvre supérieure au-dessus du pli:

Et la lèvre inférieure en-dessous:

3. On ouvre grand les yeux!

Dessine, coupe, colle les yeux, le nez et le reste du visage:

4. On ouvre grand la bouche!

Et dessines-en l’intérieur:

4. Mais… quelle gourmande!

Dessine, coupe, colle et ajoute dans sa bouche tout ce que cette gourmande a bien pu manger…

Bonjour l’indigestion!

À toi de jouer maintenant, créé ta propre gourmande (ou ton gourmand si tu préfères un garçon)… Ça peut aussi être une tête d’animal ou bien de monstre!!! Grrrrrr

Et voici une petite vidéo faite à partir du gourmand d’une de mes élèves:

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Les bêbêtes se fâchent

Il vaut mieux ne pas ennuyer les bêbêtes sauvages… Car gare à toi si elles se fâchent!

Cet atelier à été proposé à des enfants entre 6 et 12 ans, et peut connaitre maintes variations…

Il te faut:

  • Une feuille (le format est au choix, j’ai choisi un format A3 et, pour changer un peu, du papier coloré)
  • Des crayons de couleur et/ou de l’aquarelle
  • Des ciseaux

Au boulot!

Pour la voir sur YouTube cliquez ici

Regarde la vidéo, puis suis les indications ci-dessous:

1. Prends la feuille et plie-la dans le sens de la largeur

Applique-toi bien. Les bords les plus grands doivent bien se toucher.

2. Découpe le pli

Avec les ciseaux, découpe bien au niveau du pli.

Tu obtiens alors deux languettes.

On n’en utilisera qu’une, la seconde pourra te servir pour une autre bêbête ou pour une variante (voir plus bas).

3. Plie une des deux languettes en deux dans le sens de la longueur

La languette est maintenant divisée en deux moitiés.

4. Plie une des moitié en deux

Fais bien attention à ne plier qu’une moitié!

La languette doit maintenant former une sorte de Z .

5. Maintenant choisis un animal et dessine-le sur les deux côtés de la feuille

Par exemple moi j’adore les girafes, donc j’ai décidé de dessiner une girafe:

Il y a un truc qui cloche…

Elle ne te parait pas une peu bizarre ma girafe?

Je sais! J’ai oublié un truc!!!

Son chapeau! Une vraie girafe ne sort jamais sans chapeau (c’est bien connu)…

Tu peux aussi ajouter un décor:

6. Il va falloir maintenant ouvrir la feuille et imaginer ce qui arrive quand BÊBÊTE SE FÂCHE!

Et voilà, c’est fini 😉

Bonus

Tu te souviens, tu avais une deuxième languette. Maintenant à toi d’imaginer une variante…

Exemple, que se passe-t-il quand:

  • Bêbête est amoureuse?
  • Bêbête a peur?
  • Bêbête a bien mangé? (on ouvre et on découvre l’intérieur de son estomac).
  • Etc.

Autre variante

La gourmande! (ou le gourmand si tu préfères faire un garçon)

Et pour finir quelques bêbêtes de mes élèves:

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Roman photo

Voici un cours proposé à des jeunes ados (11-12ans) il y a quelques années.

En partant du thème de la parodie, nous avons revisité quelques romans photos on ne peut plus vintage…

1 – La parodie

Il était important tout d’abord de bien saisir ce que l’on entend par « parodie », nous avons donc commencé par quelques petits exemples. Et rien de tel qu’une couverture de cette bonne vieille Martine pour bien faire comprendre de quoi on parle 😉

D’autres exemples en cliquant ici

Autre exemple de parodie qu’ils avaient à l’époque adoré, « Pamela », un feuilleton radiophonique à l’eau de rose infesté par un virus poético-trash, par Sebastian Dicenaire (à découvrir en cliquant ici).

2 – Des cases à remplir

Pour cet exercice, je me suis amusé à vider des phylactères par paires de planches qui se suivent d’anciens romans-photos (vous pouvez toutes les télécharger en cliquant ici).

La consigne étant de simplement venir y recréer des dialogues parodiques. Malheureusement, malgré des fouilles archéologiques pour préparer cet article, je n’en ai retrouvé que quelques-uns que voici:

3 – Bonus

Ce travail sur le roman photo et la parodie était le préambule à la création de petites BD… Ici aussi je n’en ai malheureusement retrouvé que deux, tout d’abord une petite plage de pub 😉

Et puis un peu d’action:

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