Voici un cours que j’ai proposé il y a quelques années déjà à mes élèves ados (11-12ans) de l’École des Beaux-Arts de Wavre… En partant du thème de la parodie, nous avons revisité quelques romans photos on ne peut plus vintage…
1 – La parodie
Il était important tout d’abord de bien saisir ce que l’on entend par « parodie », nous avons donc commencé par quelques petits exemples. Et rien de tel qu’une couverture de cette bonne vieille Martine pour bien faire comprendre de quoi on parle 😉
Autre exemple de parodie qu’ils avaient à l’époque adoré, « Pamela », un feuilleton radiophonique à l’eau de rose infesté par un virus poético-trash, par Sebastian Dicenaire (à découvrir en cliquant ici).
La consigne étant de simplement venir y recréer des dialogues parodiques. Malheureusement, malgré des fouilles archéologiques pour préparer cet article, je n’en ai retrouvé que quelques-uns que voici:
3 – Bonus
Ce travail sur le roman photo et la parodie était le préambule à la création de petites BD… Ici aussi je n’en ai malheureusement retrouvé que deux, tout d’abord une petite plage de pub 😉
Un monstre, endormi depuis des siècles dans sa grotte se réveille. Pas de chance pour le pauvre roi Rutabaga et son étrange château!
Cet atelier a été proposé à des enfants entre 6 et 12 ans, et a comme point de départ l’histoire du pauvre roi Rutabaga que voici:
Il était une fois, il y a très très très très très très très très très très longtemps, un roi (le roi Rutabaga Ier) qui, pour construire son château fort, jeta son dévolu sur une magnifique colline où se trouvait l’entrée d’une grotte. Désireux de construire un château futuriste qui épaterait la galerie, notre intrépide bâtisseur décida de prendre conseil auprès de Théodorus l’enchanteur, magicien-alchimiste de la cour.
Théodorus avait en effet un don, celui de voyager, en rêve, dans le futur.
Prenant nos usines d’aujourd’hui pour les somptueux palais de demain, il les décrivit en détail aux architectes de la cour, qui durent s’en inspirer pour construire un château fort à l’allure on ne peut plus singulière.
Avant-projet d’un architecte adorant la couleur
Le roi Rutabaga peint avec son étrange château
Ce que tout ce petit monde ne savait pas, c’est que dans la grotte, dont l’entrée fût bouchée pour construire le château, sommeillait depuis plusieurs siècles un monstre terrible, haut comme trois forteresses, et de fort mauvais poil au lever.
Ce monstre était aussi « polymorphe », c’est-à-dire qu’il changeait d’allure selon la personne qui le regardait, prenant les traits de la chose la plus hideuse et terrifiante pour cette personne.
Après avoir mangé un bon bol de petits enfants séchés avec du lait, et traîné un peu sur Fessedebouc® (le réseau social des monstres), notre effroyable ami décida, après tous ces siècles, d’aller prendre un peu l’air. Mais là, surprise, l’entrée de sa grotte avait été bouchée…
Et c’est là que l’activité commence!
Nous allons représenter le moment où le monstre furieux sort de sa grotte et se retrouve en plein milieu du château, on va donc commencer en préparant le château et le monstre.
Il te faut:
Un morceau de carton (qui servira pour faire le sol, sa taille dépendra donc de la taille que tu veux pour le château)
Du matériel de dessin (crayons, feutres, fluos, etc.)
Du papier coloré (si tu n’en as pas tu peux toujours en faire toi-même en coloriant une feuille de papier)
Des images d’usines et de châteaux (tu en trouveras à imprimer en cliquant ici), si tu ne peux pas les imprimer, tu peux aussi les dessiner
Des ciseaux
Une agrafeuse (facultatif)
De la bonne colle (idéalement une colle blanche qui sèche vite type colle de reliure)
Consignes:
1 – On découpe!
Après avoir imprimé les images de châteaux et d’usines que tu peux trouver en cliquant ici, choisis les parties qui t’intéressent, et découpe-les.
Attention, tu dois laisser dans le bas un onglet qui te servira à mettre la colle et coller sur le sol (si c’est trop tard pas de souci, prends des petits morceaux de papier pliés en deux)
N’oublie pas l’onglet (la partie blanche avec la croix)
Pour faire tenir un morceau du château debout, il faut le plier en deux (et couper l’onglet au niveau du plis).
2 – 1,2,3 coloriez!
Une fois que tu as tout découpé, n’hésite pas à mettre plein de couleurs (en effet, le roi Rutabaga adorait la couleur)! Tu peux aussi découper dans le papier coloré des parties du château que tu inventes.
Et n’oublie pas de faire le monstre!
Tout est fini? Super! c’est maintenant que ça devient un peu difficile…
3- Et on assemble!
Avec la colle (ou l’agrafeuse) assemble les différentes parties du château ensembles, et puis mets de la colle sur les onglets, et colle le tout sur le morceau de carton (le sol).
Et voilà!
C’est ici la version de base, à toi d’imaginer des variantes. Et si tu as beaucoup de temps devant toi, tu peux faire un château plus grand, et décorer le sol…
Vous vous souvenez de la Classe de Mme Sophie, de Brigitte l’accompagnatrice, de Noémie la bibliothécaire et surtout de Simone le risographe? Si non, cliquez ici pour une petite séance de rattrapage.
Et si oui, alors voici la suite de nos aventures!
Après avoir confectionné la cabane du loup, nous nous sommes attelés, toujours dans le cadre de la Zinneke parade, à la réalisation des portraits de loup.
Simone se reposant après une bonne matinée de travail.
Vous vous rappeler peut-être, Simone imprime en trois couleurs, avec pour chaque couleur un passage dans la machine, et avant ça le remplacement de la cartouche d’encre (avant d’imprimer en rose, il faut mettre la cartouche rose, en jaune la cartouche jaune, etc.).
Il nous faut donc créer un dessin par couleur.
La matrice: ici une image tirée de la forêt de la semaine passée
L’impression: sa transformation en rose par la machine
Les enfants ont, par groupes de deux ou trois, créé pour chaque portrait, à l’aide de papier calque, les trois matrices (une par couleur) en essayant de réfléchir à la superposition et au mélange des couleurs.
On a utilisé du papier découpé, des crayons, des marqueurs. La couleur n’a ici aucune importance, ce qui compte c’est l’intensité. Si on dessine avec une couleur foncée ou du noir sur notre calque qui sera la couche de rose par exemple, on obtiendra un rose dense. Par contre si on utilise une couleur claire ou un gris, le rose sera moins dense, plus clair.
2- l’impression
Assez de blabla technique, place aux résultats!
Voici tout d’abord les différents portraits de loups des enfants:
Cliquez sur une image pour ouvrir le diaporama
Et celui de Mme Sophie et de Brigitte:
Et maintenant, on joue un peu, et on mélange tout!
Certains jours, après une longue journée de travail, on sort de l’atelier le moral gonflé à bloc, avec le sentiment d’avoir bien travaillé… c’était mon cas ce jour-là 😉
Voici les différentes étapes d’impression d’une petite pointe sèche sur cuivre (de la série « Carnations » ) imprimée sur les presses de l’atelier KASBA à Bruxelles.
L’encrage
La pointe sèche est une technique de gravure dite en creux; on va, avec une pointe, creuser des sillons dans le métal, et c’est l’encre qui restera dans les creux qui viendra s’imprimer sur le papier… la première action sera, avec de la tarlatane, d’encrer toute la plaque.
L’essuyage
Les prochaines étapes consisteront à enlever les couches d’encre superficielles en laissant l’encre qui est dans les creux. Tout d’abord on enlève le plus gros avec un bout de tarlatane un plus propre.
Magie! l’image apparait!!!
On enlève ensuite la couche plus fine d’encre avec du papier de soie.
Et on fini en enlevant le dernier petit voile d’encre qui reste avec la paume de la main (cette étape, la plus cruciale, s’appelle le paumage).
Une fois la plaque prête, il ne reste plus qu’a l’imprimer 🙂
Séchage du papier
Mais avant de passer sous la presse, il faut sécher le papier (que l’on laisse tremper plus au moins longtemps selon le type de papier).
Il est important que le papier a été mouillé, pour le rendre plus souple et l’aider à venir chercher l’encre qui est dans les creux.
Enfin prêt pour l’impression!
Dernière étape, l’impression! On place la plaque sur le plateau de la presse, le papier sur la plaque, le lange (ou feutre) entre le papier et le rouleau, et on tourne!!!
On peut enfin découvrir le résultat de notre labeur…
La gravure sera ensuite mise à sécher une semaine ou deux entre des cartons et des papiers buvards (pour qu’elle reste bien plate).
Et maintenant, on recommence tout depuis le début! (j’ai fais pour cette plaque 4 impressions) 😀
Dans le cadre de la zinneke parade, et en collaboration avec la bibliothèque de Watermael-Boitsfort, j’ai eu le plaisir d’animer ce jeudi un premier atelier Riso autour du thème « Aux loups! »
Avec la classe de Mme Sophie (deuxième primaire) de l’École de la Sapinière, Brigitte (l’accompagnatrice), et la bibliothécaire Noemie Devlamijnck.
Après le lecture par Noémie du très beau livre « La leçon » de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo, nous avons amorcé une discussion autour du loup.
(au cours de l’animation Noémie a aussi lu l’album « Cabanes » d’Aurélien Débat)
2) Simone
Ensuite nous avons fait connaissance avec Simone
Le risographe (sorte d’étrange mélange entre sérigraphie et photocopieuse) n’imprime qu’une couleur à la fois. Nous aurons donc trois couches, une rose fluo, une bleue, et enfin une jaune avec à chaque fois un passage dans la machine et le changement de la cartouche.
3) la forêt
Pour cette première familiarisation avec la technique de la risographie, nous sommes partis sur le thème de la cabane du loup dans la forêt.
Les élèves ont dû créer des arbres que nous avons regroupés sur trois feuilles A3 (ci-dessous la feuille qui a servie pour la couche de rose fluo)
Et ensuite, nous avons laissé Simone travailler
4) impressions
Et voilà les trois couleurs imprimées séparément.
Et la magnifique forêt avec les trois couleurs superposées.
5) plier, découper
Il faut maintenant plier et découper la feuille pour créer la cabane du loup, bien cachée dans la forêt.
promenons-nouspromenons-nous
6) dernière étape, dessiner avec les enfants le loup dans sa cabane.